2025 s’est inscrite dans la continuité du rebond observé après les années de resserrement monétaire, avec une performance globalement positive des marchés financiers mondiaux, mais très différenciée selon les classes d’actifs, les régions et l’évolution des devises.
Dans ce contexte, les perspectives à l’approche de 2026 invitent à davantage de discernement : la question n’est plus seulement dans quoi investir en 2026, mais comment construire une allocation cohérente, capable de capter des rendements durables tout en maîtrisant les risques.
2025 : une année favorable, mais très contrastée
Les politiques de baisse des taux des Banques Centrales, combinées aux relances budgétaires et aux dépenses d’investissement des États et des entreprises, ont soutenu un environnement économique mondial favorable. Les marchés actions ont constitué le principal moteur de performance, portés par la résilience de la croissance, une inflation mieux maîtrisée et des anticipations de politiques monétaires plus accommodantes, susceptibles de se prolonger en 2026.
Les États-Unis ont continué de surperformer, principalement grâce aux grandes capitalisations technologiques et aux valeurs liées à l’intelligence artificielle, au prix toutefois d’une forte concentration des performances.
L’Europe a également enregistré une bonne année boursière, avec des hausses plus équilibrées sectoriellement et des valorisations restées plus raisonnables. Les marchés émergents, après plusieurs années en retrait, ont signé un rattrapage net, soutenus par la reprise de certaines économies asiatiques et un dollar moins pénalisant.
Les marchés obligataires ont renoué avec des performances positives en 2025, après les années difficiles liées à la hausse brutale des taux. Les obligations d’entreprise ont bénéficié du resserrement des spreads de crédit, tandis que les obligations souveraines ont joué un rôle plus stabilisateur que réellement moteur. Les matières premières – et en particulier les métaux précieux – ont figuré parmi les grands gagnants : l’or et l’argent ont fortement progressé, profitant des incertitudes géopolitiques et de leur rôle de couverture contre les risques macroéconomiques.
Enfin, la performance globale des portefeuilles a été pénalisée par la baisse du dollar US, qui a perdu plus de 13% contre l’euro sur l’année. La hausse boursière dégagée sur certaines valeurs américaines a donc été considérablement réduite, amenant un portefeuille équilibré à terminer l’année autour des 5% en moyenne.
2026 : normalisation, volatilité et retour de la sélectivité
Les perspectives d’investissement pour 2026 s’inscrivent dans un environnement plus mature, mais potentiellement plus volatil. Après une année 2025 très favorable, les marchés devraient offrir des rendements plus modérés, avec une dispersion plus accrue des performances. Les politiques monétaires devraient rester globalement accommodantes, tandis que les dépenses d’investissement pourraient se renforcer progressivement. La productivité liée aux développements de l’intelligence artificielle devrait continuer à bénéficier aux entreprises qui l’intègrent à tous les niveaux, ainsi qu’aux segments des semi-conducteurs et de la robotique.
Où investir en 2026 : les axes d’allocation à privilégier
Les actions pourraient continuer à profiter d’une croissance soutenue des bénéfices d’entreprise (proche des 10%), mais la sélectivité sectorielle et géographique sera déterminante. Les marchés européens et certains marchés émergents pourraient offrir de meilleures opportunités relatives que les actions US, dont les valorisations restent élevées.
La baisse du dollar pourrait se poursuivre en 2026 et continuer à favoriser certaines régions d’Asie (Japon inclus).
L’enjeu central sera de rechercher un meilleur équilibre entre valeurs de croissance (et bénéficiaires de l’IA) et valeurs de qualité (industrie, soins de santé, consommation), dont les valorisations redeviennent plus attrayantes. Il convient également de renforcer la diversification via des gérants capables de dégager du rendement absolu au travers de stratégies macro et décorrélantes.
Les obligations d’entreprise devraient conserver un rôle de protection dans l’allocation globale en 2026. Avec des niveaux de taux plus attractifs, elles offrent un couple rendement/risque plus équilibré, en particulier sur les segments de qualité et certaines dettes émergentes sélectionnées. Les actifs réels, notamment l’or, devraient rester des éléments importants de protection face aux risques géopolitiques, budgétaires et monétaires persistants.
Conclusion
En résumé, 2026 s’annonce comme une année de rééquilibrage et d’arbitrage. Dans ce nouvel environnement, les investisseurs les plus diversifiés et sélectifs devraient être les mieux placés pour capter des rendements durables tout en maîtrisant les risques — tout en gardant une grille de lecture claire sur investir en 2026 et où investir en 2026 selon les zones, les styles et les sources de performance.
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